Une cité médiévale

Histoire

Saint Gengoux le National : des origines romaines aux réseaux modernes, l’histoire d’une cité façonnée par Cluny, les rois de France et les guerres de religion.

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Aux origines

D'un carrefour romain au village clunisien

À l’époque romaine, le site se trouve au croisement de deux voies, avec un poste de garde sur le mont Goubot et un campement dans le bourg actuel. Le village, alors nommé « Sancti Gangulfi », dépend de Sercy jusqu’au Xe siècle, avant d’être donné à l’Abbaye de Cluny, puis érigé en Doyenné en 1100.

L’église, cœur de la vie clunisienne du village depuis le Xe siècle.

Sous la protection royale

XIIe – XVe siècle : Saint Gengoux le Royal

XIIe siècle

Le traité de pariage

Le roi Louis VII place Cluny, et donc Saint Gengoux, sous sa protection par un traité de pariage (copropriété) : fortifications, compagnie d’archers et d’arbalétriers, droit de foire et prévôt, vingt villages rattachés à la châtellenie.

XIIIe siècle

Le passage de Saint Louis

À la suite du passage du roi Louis IX, la cité devient « Saint Gengoux le Royal ». De 1239 à 1436, elle partage avec Mâcon le siège de l’administration royale en Bourgogne du Sud.

1484

Une cité disputée

Après les troubles des guerres franco-bourguignonnes, le roi octroie à Marie de Savoie, femme du maréchal de Bourgogne, les revenus de Buxy et de « Saint Gengoul le réal ».

1515 – 1562

La prospérité sous François Ier

Le roi favorise le commerce local : abolition en 1523 de l’impôt sur le vin exporté, autorisation du tir à l’arquebuse, franchise de droits sur certaines foires en 1535.

Les vitraux actuels datent des grands travaux du XIXe siècle.

Les guerres de religion

1562 – 1658 : incendies et reconstruction

1562

Le pillage de la cité

Les armées du comte de Condé pillent et incendient la cité et son église ; sept prêtres sont brûlés vifs sur un bûcher.

1566

La reconstruction

Avec l’aide de l’Abbaye de Cluny, l’église est reconstruite. L’insécurité perdure jusqu’à la signature de l’Édit de Nantes en 1598.

1618

La guerre de Trente Ans

Le conflit avec l’Autriche est l’occasion de réparer les murailles et les tours de la cité.

1658

Le couvent des Ursulines

Le couvent des Ursulines est achevé.

La Révolution et le retour au calme

1790 – 1803 : de Jouvence à Saint Gengoux

1790

Un bien national

L’église devient un atelier de production de salpêtre, un entrepôt, et sert aux marchés ; le château, autrefois propriété des prêtres, devient un bien national.

1793

La cité rebaptisée « Jouvence »

Débaptisée « Vineuse » puis « Jouvence » pendant quelques années, la cité laisse à ses habitants le surnom resté depuis : les Jouvenceaux et Jouvencelles.

1803

Le retour du culte

L’église est de nouveau rendue au culte.

Le clocher octogonal, relié à la tour de l’horloge par un pontet de bois.

Vers la modernité

1857 – 1931 : une petite ville qui s'équipe

1857

La grande fontaine disparaît

L’ancienne « grande fontaine » est détruite et un nouveau lavoir est construit.

1865

L'Hôtel de Ville

Construction de l’Hôtel de Ville actuel.

1880

L'arrivée du train

Création de la ligne de chemin de fer Chalon–Mâcon, avec une gare à Saint Gengoux.

1881

Le nom définitif

La cité reprend définitivement le nom de Saint Gengoux le National, à la place de Saint Gengoux le Royal.

1903 – 1910

Les réseaux modernes

Éclairage public (1903), raccordement au téléphone (1905), bureau de poste (1907), puis distribution d’eau (1910).

1931

La cave coopérative

Création de la cave coopérative viticole.

La rosace et la tribune, aménagées lors des grands travaux de 1870-1888.

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