L'Église
De la première mention en 928 dans une charte de Cluny jusqu’à son classement aux Monuments historiques, neuf siècles de construction, de destructions et de reconstructions.
928 – 1466 : de la première église au prieuré
Neuf siècles avant sa forme actuelle, l’église est déjà mentionnée dans les chartes de l’Abbaye de Cluny.
Première mention
La Charte n°360 de l’Abbaye de Cluny mentionne le nom de « Villa Sancti Gengulfi » : une église existait déjà.
Don de Dame Aremburg
La Charte n°787 évoque un don fait à l’Abbaye de Cluny, concernant l’église dédiée à Saint Gengoux (« in ecclesia Sancti Gangulfi »).
Don à l'Abbaye de Cluny
Sous l’abbé Aymard, Constantin, seigneur de la lignée des Aquin, fait don de l’église et de ses dépendances (Charte n°1049).
Wiod, premier Doyen
Petit-fils de Constantin, Wiod donne à Cluny le domaine de l’église avec le presbytère. Il reçoit le titre de Doyen, et le premier prieuré est fondé par les moines de Cluny (Charte n°2729).
Restitution par Bernard
Le neveu de Wiod restitue à Cluny l’église, ses biens et ses redevances (Charte n°2905).
La grande église
Construction de la grande église grâce à l’Abbaye de Cluny, ainsi que d’un prieuré et d’un Hôtel-Dieu.
La communauté des concurés
Une bulle du pape Sixte IV crée la communauté des « concurés », prêtres natifs de la cité.
1562 – 1566 : incendie et reconstruction
L'incendie huguenot
L’armée des huguenots du Prince de Condé investit la cité. L’église et l’Hôtel-Dieu sont incendiés, et sept concurés sont brûlés vifs devant l’église. La même année, l’édifice est de nouveau brûlé, par les huguenots du Comte d’Amanzé.
Un cercle de pierres, une coutume
Un cercle de pierres marque, à trois mètres de la petite porte, le lieu du martyre des concurés. Chaque année, le 25 avril, clergé et fidèles s’y rassemblaient pour chanter l’hymne « Rex gloriose martyrum » — une coutume qui persista jusqu’en 1864.
Reconstruction gothique
Fin de la reconstruction de l’église en style gothique et construction de la tour de l’Horloge, grâce à l’Abbaye de Cluny.
1610 – 1749 : aménagements et transformations
Les stalles
Construction des stalles du chœur.
La tour de l'Horloge frappée par la foudre
D’importantes réparations sont menées sur la tour.
La chapelle Saint-Michel
Construite par l’abbé Cocharde et sa famille, elle deviendra plus tard la sacristie actuelle.
Le cadran solaire
Installation d’un cadran solaire sur la façade sud-est du premier étage de la tour.
Reconstruction de la nef
La nef est reconstruite.
Démolition du péristyle
Démoli pour des raisons de sécurité, la nef est allongée d’autant.
1791 – 1803 : destructions et restitution du culte
Les destructions révolutionnaires
Statues, reliquaires, ornements et archives paroissiales sont détruits. L’église devient un atelier de fabrication de salpêtre, un entrepôt, et sert aux marchés.
Autodafé
Les statues en bois des deux églises sont brûlées près de l’arbre de la liberté ; celles en pierre sont brisées.
La halle au blé
Construction d’une halle au blé le long de l’église, après destruction de quatre chapelles latérales côté sud.
Retour au culte
L’église est rendue au culte après la signature du Concordat.
1846 – 1900 : le visage actuel de l'église
Réparations du curé Goguin
Réparations du portail et du dallage de l’église.
Les colonnes du chœur
Réparation des quatre colonnes centrales du chœur, dont deux entièrement refaites.
La flèche pointue
Suppression du toit roman du transept, réalisation de la flèche pointue du clocher et d’éléments de façade.
Le grand embellissement
Sous le curé François Laborier : dégagement du marché couvert (1873), réparation du beffroi après la foudre (1874), toiture des trois nefs refaite à deux eaux, réparation du grand portail, construction de la tribune et transformation de l’œil-de-bœuf en rosace, pose des têtes de prophètes et d’évangélistes, peintures de M. Duchamp dans les chapelles, vitrail du Sacré-Cœur par les ateliers Didron, verrières des rosaces par M. Besnard de Chalon, et pavés de céramique de Maubeuge dans le chœur.
Les grands vitraux nord
Sous le curé Joseph Louis Martin : pose des grands vitraux côté nord, et aménagement de la chapelle Saint-Michel en sacristie.
Le chemin de croix et le vitrail Lavergne
Sous le curé Emmanuel Achille Carrion : réalisation du chemin de croix et pose du grand vitrail de M. Lavergne de Paris, derrière le maître-autel, grâce à des souscriptions particulières.
1910 – 2003 : modernisation et classement
L'éclairage électrique
Installation de l’éclairage électrique par la compagnie électrique de la Grosne.
Classement aux Monuments historiques
L’église est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Électrification des cloches
Les cloches sont électrifiées.
Démontage du cadran solaire
Le cadran solaire de 1719 est démonté.
Le pontet reconstruit à l'identique
La passerelle en bois reliant le clocher à la tour de l’Horloge est reconstruite à l’identique de celle du XVIIIe siècle.
Un chantier de restauration se poursuit aujourd'hui
Après neuf siècles d’histoire, l’église a aujourd’hui besoin de votre soutien pour continuer à s’écrire.
