Histoire
Saint Gengoux le National : des origines romaines aux réseaux modernes, l’histoire d’une cité façonnée par Cluny, les rois de France et les guerres de religion.
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D'un carrefour romain au village clunisien
À l’époque romaine, le site se trouve au croisement de deux voies, avec un poste de garde sur le mont Goubot et un campement dans le bourg actuel. Le village, alors nommé « Sancti Gangulfi », dépend de Sercy jusqu’au Xe siècle, avant d’être donné à l’Abbaye de Cluny, puis érigé en Doyenné en 1100.

L’église, cœur de la vie clunisienne du village depuis le Xe siècle.
XIIe – XVe siècle : Saint Gengoux le Royal
Le traité de pariage
Le roi Louis VII place Cluny, et donc Saint Gengoux, sous sa protection par un traité de pariage (copropriété) : fortifications, compagnie d’archers et d’arbalétriers, droit de foire et prévôt, vingt villages rattachés à la châtellenie.
Le passage de Saint Louis
À la suite du passage du roi Louis IX, la cité devient « Saint Gengoux le Royal ». De 1239 à 1436, elle partage avec Mâcon le siège de l’administration royale en Bourgogne du Sud.
Une cité disputée
Après les troubles des guerres franco-bourguignonnes, le roi octroie à Marie de Savoie, femme du maréchal de Bourgogne, les revenus de Buxy et de « Saint Gengoul le réal ».
La prospérité sous François Ier
Le roi favorise le commerce local : abolition en 1523 de l’impôt sur le vin exporté, autorisation du tir à l’arquebuse, franchise de droits sur certaines foires en 1535.

Les vitraux actuels datent des grands travaux du XIXe siècle.
1562 – 1658 : incendies et reconstruction
Le pillage de la cité
Les armées du comte de Condé pillent et incendient la cité et son église ; sept prêtres sont brûlés vifs sur un bûcher.
La reconstruction
Avec l’aide de l’Abbaye de Cluny, l’église est reconstruite. L’insécurité perdure jusqu’à la signature de l’Édit de Nantes en 1598.
La guerre de Trente Ans
Le conflit avec l’Autriche est l’occasion de réparer les murailles et les tours de la cité.
Le couvent des Ursulines
Le couvent des Ursulines est achevé.
1790 – 1803 : de Jouvence à Saint Gengoux
Un bien national
L’église devient un atelier de production de salpêtre, un entrepôt, et sert aux marchés ; le château, autrefois propriété des prêtres, devient un bien national.
La cité rebaptisée « Jouvence »
Débaptisée « Vineuse » puis « Jouvence » pendant quelques années, la cité laisse à ses habitants le surnom resté depuis : les Jouvenceaux et Jouvencelles.
Le retour du culte
L’église est de nouveau rendue au culte.

Le clocher octogonal, relié à la tour de l’horloge par un pontet de bois.
1857 – 1931 : une petite ville qui s'équipe
La grande fontaine disparaît
L’ancienne « grande fontaine » est détruite et un nouveau lavoir est construit.
L'Hôtel de Ville
Construction de l’Hôtel de Ville actuel.
L'arrivée du train
Création de la ligne de chemin de fer Chalon–Mâcon, avec une gare à Saint Gengoux.
Le nom définitif
La cité reprend définitivement le nom de Saint Gengoux le National, à la place de Saint Gengoux le Royal.
Les réseaux modernes
Éclairage public (1903), raccordement au téléphone (1905), bureau de poste (1907), puis distribution d’eau (1910).
La cave coopérative
Création de la cave coopérative viticole.

La rosace et la tribune, aménagées lors des grands travaux de 1870-1888.
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