Extension du culte
De la France à la Belgique, aux Pays-Bas et au Rhin : les traces d’un culte qui a traversé les siècles et les frontières.
France, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Moselle et Rhin
Les martyrologes attestent de l’importante extension du culte de Saint Gengoux : Liège, Trèves, Utrecht, Dijon, Cologne, Lübeck, Bruxelles, Tournai, Besançon, Mayence, Anvers, Spire, Bamberg, Echternach, Reichenau, Prague ou Ratisbonne en font mention.
De nombreuses églises érigées en son honneur
Diocèses de Langres et de Nancy
Allemagne et Suisse
Belgique et Alsace

Le souvenir du martyr de Varennes
Plusieurs localités françaises portent encore son nom : Saint-Gengoulph près de Neuilly-Saint-Front (Aisne), Saint-Gengoux dans le canton de Larochemillay (Nièvre), Saint-Gengoux-le-National et Saint-Gengoux-de-Scissé (Saône-et-Loire), ou encore Saint-Gingolph, sur les rives du lac Léman. De nombreux prieurés furent aussi fondés sous son vocable, notamment à Toul, Langres, Lautenbach, Florennes, Varennes-sur-Amance et Saint-Gengoux-le-National.
Du prieuré clunisien à la confrérie des cornards
Les Bénédictins de Cluny installèrent ici un prieuré dédié à Saint Gengoux. Au XIIIe siècle, Saint Louis, qui y séjourna en 1245 ou 1246, accorda à la cité une charte de ville royale. Sous la Révolution, le nom « Saint-Gengoux le Royal » devint un temps Bonvineux, puis Jouvence, avant de redevenir Saint-Gengoux-le-National.
Une tradition locale, disparue en 1880, mérite d’être racontée : la confrérie des cornards, une dizaine de bourgeois du village habillés en mousquetaires, accompagnait les jeunes mariés à la Grande Fontaine après leur mariage. La jeune épousée devait, comme jadis Ganéa, plonger le bras dans l’eau — et en ressortir indemne, sous les acclamations de l’assemblée : « Elle me sera fidèle ! »
Un prieuré clunisien lié au miracle de la source
À une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Cluny, ce village se serait placé sous la protection du saint faute d’eau — se prévalant ainsi du miracle de la source. Les Bénédictins de Cluny y possédaient dès le Xe siècle un prieuré, à Bassy, dont il reste quelques vestiges. Au fond de l’église, une toile représente Saint Gengoux en chevalier du XVIe siècle, casque empanaché, épée et armure.

Un patrimoine vivant
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