Le culte de Saint Gengoux
Des catacombes romaines aux processions de Toul, l’histoire d’un culte né de la vénération de ses reliques.
De Varennes à Langres, Toul et Florennes
Le culte des reliques trouve son origine dans la vénération des martyrs des premiers siècles chrétiens. Les reliques de Saint Gengoux, d’abord conservées à Varennes-sur-Amance, furent transférées à Langres, où un sanctuaire lui fut dédié. Vers 970, l’évêque de Toul obtint à son tour des reliques et fit construire une église dédiée au saint, la collégiale Saint-Gengoult, toujours visible aujourd’hui. D’autres reliques furent transférées à Florennes, en Belgique.

Des guérisons rapportées à travers les siècles
Miracles de Florennes
Miracles de Toul
Miracles du feu et miracles postérieurs
Peu de patronages, malgré les miracles
Comme Sainte Agathe pour les maux des seins, Saint Blaise pour la gorge ou Sainte Apolline pour les dents, chaque saint est traditionnellement invoqué pour un mal précis. Pour Saint Gengoux, peu d’éléments permettent un tel classement, malgré ses miracles. En Alsace, on l’invoque parfois pour les maladies de peau — en écho au bras écorché de Ganéa — ou pour les chevaux malades, car il est souvent représenté à cheval.
Sources, tanneurs, et gens mal mariés
Protecteur des sources
Patron des tanneurs et cordonniers
Patron des gens mal mariés
Si la dévotion à Saint Gengoux, patron des gens mal mariés, n’avait pas été fervente et très répandue, comment expliquer l’extraordinaire succès de son culte ? Ce ne sont pas quelques miracles rapportés par les chroniqueurs qui justifieraient à eux seuls les églises, prieurés, chapelles et pèlerinages créés en son honneur, ni les localités portant encore son nom.
Un culte largement répandu
Découvrez comment la vénération de Saint Gengoux s’est étendue bien au-delà de la Bourgogne.
